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"J'écris les horreurs que je ne peux pas dire"

Dernière mise à jour : 7 oct. 2021

Fidèle à l'adage "tout ce qui se tait finit dans un carnet", le témoignage de Bess, 45 ans, directrice artistique à Paris


Quelle est ton expérience la plus marquante d’une correspondance ou d’un carnet ?

Une correspondance amoureuse, fut un temps. Mais les SMS l’ont tuée. La correspondance épistolaire est détumescente. Il faut être loin de l’autre pour lui écrire.


Quel usage fais-tu d’un carnet au quotidien ?

J’utilise l’écriture comme un média. J’écris des phrases succinctes, instantanées, fugaces et futiles. Comme les anglais savent le faire, ce sont plutôt des accroches, des punchlines. Je ne me laisse pas embarquer dans l’écriture quand je ne sais pas où ça va. J’ai déjà eu l’idée d’écrire un roman, mais c’est trop long, je ne l’ai pas fait. Je ne sais pas le faire, ni comment le concevoir.


Que t'apporte l’écriture manuscrite ?

Ecrire permet de se cacher derrière un voile pudique. Cela me permet d’écrire les horreurs que l’on ne peut pas dire. Ca passe mieux par l’écrit.


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